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« Camus, la résistance contre l’histoire ? »

Société littéraire de Sorgues Fondée le 1 avril 1832 par Jean Joseph Ducrès

Compte-rendu Philo-Sorgues du 20 avril 2012

« Camus, la résistance contre l’histoire ? »

 

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Laurent BOVE, professeur à l’Université d’Amiens, a entretenu un auditoire attentif du thème « Camus, la résistance contre l’histoire ? ». Nul n’ignore l’engagement de Camus dans la Résistance au cours de la dernière guerre, mais son analyse philosophique de l’attitude de révolte est beaucoup moins connue. Celle-ci s’exprime essentiellement dans « L’Homme Révolté » paru en 1951. Camus a toujours été opposé aux « dominations », quelles qu’elles soient : colonialisme, marxisme, capitalisme et aspirait à la liberté. La révolte se doit d’être efficace et, pour cela, admettre de recourir à la violence. Ainsi se trouvent en opposition, au plan comportemental : violence et non-violence, au plan moral : justice et liberté. La non-violence risque d’équivaloir à un consentement nihiliste et donc conservateur. « Seule dans le monde d’aujourd’hui, une philosophie de l’éternité peut justifier la non-violence. » L’histoire des révolutions montre que les exigences de justice et de liberté paraissent inconciliables. La liberté absolue autorise le plus fort à dominer son prochain. La justice absolue, passant par la suppression de toute contradiction, détruit toute liberté. « Il y a, semble-t-il, une opposition irréductible entre le mouvement de la révolte et les acquisitions de la révolution. »

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