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Compte-rendu Philo-Sorgues du 18 octobre 2013. Le lien social : la confiance

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini abordait le thème de la confiance.

La possibilité d’une vie en société ne peut que difficilement s’envisager sans que ses membres aient un minimum de confiance les uns envers les autres et envers les institutions qu’ils se sont données. Et pourtant ! De bonnes ou mauvaises raisons poussent à la défiance : pour se garantir, l’on en arrive à la passation de contrats précisant les engagements des parties et les sanctions encourues s’ils ne sont pas remplis. Il est singulier de relever certaines analogies langagières entre domaines religieux et économiques :

- le Christ serait venu sur terre pour racheter les péchés des humains et leur permettre ainsi d’accéder au Paradis. Son crédit, la confiance qu’Il inspire n’ait autre que la Foi. (Les indulgences plénières monnayables qui apparurent au cours des siècles relèvent d’une dérive économique que le protestantisme n’a pas manqué de condamner).

- La vie économique repose, nul n’en doute, sur le crédit, la confiance qu’inspire les agents que sont les états, les banquiers, les entrepreneurs. Les manquements à leurs engagements, tacites ou implicites, doivent être précocement sanctionnés pour éviter faillites et crises.

L’analyse de l’acte de confiance amène à différencier la confiance dite dérivative qui est l’aboutissement de calculs de risques. C’est celle des banquiers traditionnels. A côté de cela, existe une confiance dite fondamentale, qui peut relever d’un pari, dont les instigateurs des micro crédits, sur le plan financier semblent être les tenants.