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« Vérité et mensonge : 2. L’IMPOSTURE »

Cet avant-dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini, agrégé de philosophie, nous a entretenus de l’imposture. Le dictionnaire dit de l’imposture qu’il s’agit de l’action de quelqu’un qui cherche à tromper par des allégations mensongères ou de fausses apparences. Cette tromperie volontaire peut n’être connue que si elle est dénoncée, preuves à l’appui.

Le rédacteur de ce compte rendu, n’ayant pas pu suivre toutes les subtilités de la présentation, se limitera à évoquer les réflexions qu’elle lui a suscitées. 

Certaines impostures peuvent ne relever que de la plaisanterie, d’un goût parfois douteux. Tout récemment, sur Internet, on a vu le « loup de Sotchi » circuler dans les couloirs d’un hôtel accueillant les sportifs. Il ne s’agissait, en fait (comme on l’a su à la fin des J.O.) que d’un canidé, habilement filmé, tenu en laisse par un amuseur public. 

Plus souvent, l’imposture est à la base de véritables escroqueries. Le domaine de l’immobilier en fournit chaque jour moult exemples. Il en va de même pour les œuvres d’art dont le marché peut être gangrené de faux, particulièrement réussis au point de tromper les experts. 

Les sciences et l’histoire n’échappent pas aux impostures. Les affirmations de Lyssenko et Mitchourine sur l’hérédité des caractères acquis ont même été érigées en doctrine par la pouvoir soviétique. En périodes troublées, ne manquent pas non plus les exemples d’héritiers présomptifs de célébrités tragiquement disparues :

Louis XVII en France, une fille du tsar Nicolas II de Russie. La politique et les religions n’échappent pas aux impostures… D’aucuns prétendront que les interprétations des faits sont seules en cause, donc à mettre au compte de la faillibilité humaine ou de sa crédulité ! Les rationalistes sont loin de s’en satisfaire.