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Compte-rendu Philo-Sorgues du 21 mars 2014 : « Pourquoi parlons-nous ?»

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini, agrégé de philosophie, nous a présenté une conférence intitulée « Pourquoi parlons-nous ? ».

S’il est communément admis que la « parole » est le propre de l’homme, les avis divergent sur les origines, la signification et la formation de ce moyen de communication qu’est le langage.

On peut penser que les premiers cris des nouveaux nés ou des premiers humains se limitaient à exprimer des sensations élémentaires : la faim, la soif, le froid, le chaud, la douleur, etc.

Dès qu’il fallut exprimer des sentiments : affection, aversion, tristesse ou joie, le langage dut se compliquer en faisant intervenir un vocabulaire, des intonations. La « coïncidence » entre le mot et l’objet qu’il est censé représenter doit être univoque et admise par tous (donc imposée par les plus puissants - exemple : Edit de Villers- Cotterêts).

Le langage ainsi constitué autorise une description de la réalité telle que la perçoit le locuteur. La perception qu’en a l’interlocuteur peut en être différente, selon son humeur ou son niveau d’insertion sociale. L’incompréhension peut s’aggraver si le vocabulaire utilisé présente quelque ambiguïté. Un exemple classique en est fourni par le vocable « hôte » qui peut désigner aussi bien la personne reçue que celle qui reçoit. On pourrait en dire autant du mot « beau-père » aux acceptions diverses.

Au-delà de la description d’une réalité immédiate, le langage peut être informatif (ce qui n’est, en fait, que la description d’une réalité éloignée ou cognitive).

Le langage peut également être « actif » : intimer des ordres ou des interdictions, prodiguer des conseils, assurer de ses bons sentiments ou de la véracité de ses propos.

Le rédacteur de ce compte rendu ne peut s’empêcher de se dire admiratif devant les pratiques communicatives de certains animaux. Il pense, en particulier, aux insectes sociaux et à certains oiseaux (le pinson des bois a développé des chants diversifiés selon les vallées pyrénéennes où il niche).  

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