Vous êtes ici : Accueil | comptes-rendus | Compte-rendu Philo-Sorgues du 16 octobre 2015 : «  L’intérêt du jeu »

Compte-rendu Philo-Sorgues du 16 octobre 2015 : «  L’intérêt du jeu »

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini nous entretenait de l’intérêt du jeu. 

La diversité des « jeux » rend difficile d’en trouver une définition générale. Songeons seulement aux différences entre jeux sportifs de l’antiquité et « jeux floraux » occitans. 

 

Dans l’antiquité, les activités productives étaient en majorité assurées par les masses serviles qui se devaient d’être laborieuses. Les privilégiés avaient toute liberté de meubler leurs loisirs de jeux qui leur assuraient un certain bonheur (chasse, musique, voyages…). Les jeunes enfants, quand ils n’étaient pas obligés de travailler, accédaient aux réalités du monde par des activités ludiques. Celles-ci pouvaient être spontanées ou proposées par les adultes qui en fixaient les règles. Plus tard, l’acquisition des connaissances, des canons esthétiques ou des usages de la vie sociale se faisait souvent sous la contrainte de maîtres. 

De nos jours, la nécessité de travailler s’imposant quasi universellement, la « fatigue » fait apparaître le besoin périodique de se « récréer ». Nombre de « jeux » ont des vertus restauratrices. Il est d’ailleurs à noter que les sociétés peuvent avoir des comportements culturels très différenciés sur cette nécessaire alternance labeur-récupération. Pour les unes le travail permet de prendre des vacances tandis que d’autres prennent de courtes vacances uniquement pour restaurer leurs capacités de labeur. 

Le rédacteur de ce compte-rendu ne peut s’empêcher de se souvenir que les Jeux Olympiques antiques devaient être l’occasion de comparer les capacités physiques des soldats de cités voisines souvent en guerre.