Vous êtes ici : Accueil | comptes-rendus | « La moquerie, une théorie masquée ? », compte-rendu

« La moquerie, une théorie masquée ? », compte-rendu

Compte-rendu Philo-Sorgues du 14 octobre 2016 « La moquerie, une théorie masquée ? »

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini nous entretenait de la moquerie.

Nombre d’auteurs, dont beaucoup ont une notoriété certaine (et justifiée) relatent la mésaventure de Thalès. Celui-ci se promenant de nuit, en contemplant le ciel étoilé dont il souhaitait percer les mystères, tomba par inadvertance dans un puits.

 

Au fil des siècles, chacun y alla d’un commentaire et décrivit la scène avec d’autant plus de détails qu’aucun d’eux n’en avait été témoin.

Les commentaires se ramènent à la raillerie suivante : plutôt que de chercher à savoir les lois régissant le monde céleste, mieux vaudrait faire attention aux embûches que peuvent rencontrer les piétons ordinaires.

D’aucuns tentent d’expliquer la mésaventure par un « éblouissement », un autre veut justifier la recherche de Thalès par la possibilité de prévoir l’avenir et d’en tirer profit…

En fait, « au siècle des lumières » justice est enfin rendue aux chercheurs dont seules des observations nouvelles permettent l’avancement des sciences. Aujourd’hui encore beaucoup de « beaux esprits » perdent leur temps à opposer recherche fondamentale et recherche appliquée…

La moquerie peut aussi être moralisatrice, dénoncer des comportements ridicules ou condamnables comme le fait Molière avec talent ou Cervantès et son Don Quichotte.

N.B. Thalès (fin VIIe – mi VIe siècle avant J-C) était originaire de Milet en Asie mineure.

On lui attribue, peut-être généreusement, deux théorèmes de géométrie.