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Histoire du Rugby Club Sorguais

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini, agrégé de philosophie, nous entretenait des causes du sentiment de peur.

Avant de se poser la question de savoir de quoi nous avons peur, il importe de cerner ce qu’est la peur. Il s’agit en fait de la recherche d’un moyen d’échapper à un événement fâcheux sans courir de grands risques. C’est ainsi qu’un déplacement en automobile sur le réseau autoroutier, même s’il est relativement onéreux, permet d’échapper aux multiples pièges de la circulation à double sens sur les routes du réseau secondaire.

Selon les individus et circonstances, les raisons des sentiments de peur peuvent être infiniment nombreuses. Un « timide » redoutera de s’exprimer en public, un « illettré » tentera de dissimuler son incapacité à lire ou à écrire : les caissières des grands magasins sont souvent amenées à rédiger les chèques de clients prétendant avoir oublié leurs lunettes… Le vertige, la peur du vide (pour soi ou pour autrui) sont des sentiments incitant à des comportements prudents… D’aucuns feront preuve de courage face à des dangers identifiés. D’autres, inconscients ou téméraires, les affronteront sans appréhension.

La peur de la mort paraît être largement partagée mais, curieusement, peut s’exprimer différemment selon les cultures. Alors qu’en France les mises en garde sont toujours de la forme « danger de mort », en Allemagne ce seront « vie en danger »…

 Face à des menaces incertaines, plus ou moins hypothétiques, l’on peut être amené à s’entourer d’infinies précautions, voire à les ériger en principes. En attendant que les progrès des connaissances en démontrent ou en infirment le bien-fondé. Il est condamnable de s’opposer alors aux recherches conduites dans cette perspective. Hélas, il n’en est pas toujours ainsi même en France où la « Raison » est si souvent revendiquée !

Les travailleurs indochinois M.O.I.

Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, Conseil général de Vaucluse

Le Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, propriété du Conseil général de Vaucluse, s'est engagé, depuis 2011, dans un programme de recherche Indochine de Provence, le silence de la rizière, qui vise à produire de la connaissance historique sur un pan méconnu de l'histoire de notre département : les itinéraires d'exil des Indochinois en Vaucluse de 1939 à 1950.

En temps de guerre

Mairie de Sorgues

L'aventure des Etudes Sorguaises


Dès octobre 1987, à mon initiative, s’était constitué un comité pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française(1).Il était composé des membres suivants : Maryse Bouix, présidente et, par ordre alphabétique des patronymes,  Martine Aberlin, Patrick Aberlin, Vincent Borreda, Odette Bracci, Huguette Bywalec, Raymond Chabert, Émilienne Corréard, Pascal Dujardin, Jacqueline et Pierre Eynaud, Mireille Fraysse, Jacqueline Nertz, Yves Poquet, Yvette Ricca, Christiane Roche, Robert Silve. Lucien Mestre, alors animateur permanent de la Maison des Jeunes, planifiait les actions de chacun.

Parmi les participants, certains choisissaient de consulter les documents d’archives municipales et départementales, d’autres faisaient appel à la mémoire véhiculée. La conceptrice de ce livre fut Maryse Bouix, nous lui devons bien des recherches aux archives départementales, la mise en page et la rédaction de nombreux chapitres.

La majorité du groupe n’avait jamais imaginé écrire pour l’histoire et, sans les connaissances de cette universitaire et sa capacité à coordonner les écrits, le résultat obtenu n’aurait pas eu cette qualité de sérieux.

Nous avions obtenu de monsieur Marin, maire de Sorgues, l’assurance d’une aide à la publication. Malheureusement, aux élections municipales de 1989, l’équipe en place fut battue. Nous comprîmes rapidement que nous ne pouvions rien attendre des nouveaux élus, d’autant plus que la personne déléguée à la culture, après nous avoir retenu pendant plusieurs jours le manuscrit, nous adressa un pli précisant que l’on pouvait dégager simplement quelques informations à l’usage des écoles maternelles.

 

Nous avions un défi à relever : nous avons décidé de vendre la future brochure par souscription. Nous nous sommes transformés en voyageurs de commerce et nous sommes allés démarcher auprès nos concitoyens, madame Ricca visita chaque habitant de la rue des Remparts… La réussite dépassa nos espérances : nous avions vendu sept cents exemplaires, l’impression pouvait se réaliser !

 

Raymond Chabert

(1)Source : "Les Études Sorguaises" – première publication – "Sorgues au temps de la Révolution" – avant-propos – 1989