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Histoire du Rugby Club Sorguais

 

                        Née le 7 mai 1748 de Anne Olympe MOUISSET et Pierre GOUZE, Marie GOUZE devient Olympe ( un des prénoms de sa mère ) de ( particule ajoutée parce qu'elle est, en réalité la fille d'un aristocrate, Jean-Jacques LEFRANC de CAIX, marquis de POMPIGNAN, amant de sa mère) GOUGES ( transformation volontaire de son vrai nom ). Elle choisit ce nom alors qu'elle a dix sept ans et que son mari vient de mourir. Elle en a eu un fils, Pierre.

 

                        Elle rencontre un certain Jacques BIETRIX de ROSIERES, qu'elle suit à PARIS mais qu'elle refuse d'épouser, ce qui fait d'elle, à l'époque une femme galante. Elle jouit d'une rente confortable et mène grand train.

                        Très vite, elle se lie aux milieux intellectuels et politiques qu'elle fréquente dans les salons de l'époque et qui, de littéraires deviendront politiques, où s'échangeront les idées révolutionnaires.

                        Elle se met à écrire tout d'abord des pièces de théâtre, puis ses mémoires. Sa première pièce, Zamore et Mirza fait scandale par son sujet : elle dénonce l'esclavage des noirs.

                        Elle fréquente des gens importants et influents de l'époque : la marquise de MONTESSON,  Benjamin FRANKLIN, CONDORCET, le Duc d' ORLEANS, BRISSOT, LA FAYETTE, MIRABEAU, l'abbé GREGOIRE, Théroigne de MERICOURT et bien d'autres.

                        Elle dénonce les abus de la noblesse, parle d'assistance sociale, de centres de soins et d'accueil pour les veuves, les vieillards, les orphelins, du divorce. Elle propose des ateliers d'Etat et une réforme agraire, un impôt sur les signes extérieurs de richesse et les maisons de jeux, la création d'une espèce d'hôpital pour que les femmes puissent être soignées et accoucher dans la dignité. Elle demande la protection des filles publiques et le mariage des prêtres. Elle avance de plus en plus des revendications pour l'égalité des droits des femmes, des enfants naturels ... Elle revendique la même éducation pour les demoiselles que pour les garçons. Elle propose même un « Projet d'un contrat social entre l'homme et la femme » dans lequel on peut voir les germes de notre « PACS ».

                        Quand la Révolution commence, elle demande aux trois ordres de s'entendre sur le vote par tête. Elle réussit à ouvrir une « Caisse patriotique » destinée à recevoir les dons qu'elle appelle « impôt volontaire ».

                        Elle ne cesse de publier brochures, articles, pamphlets, affiches, romans, piéces de théâtre jusqu'à se ruiner.

                        Elle a des soutiens mais elle se fait aussi des ennemis. Certains la disent même folle.

                        Quand la Déclaration des Droit de l'Homme et du Citoyen est proclamée, elle propose une « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne » qu'elle adresse directement à la Reine. En vain, évidemment.

                        Quand la Terreur s'installe, elle dénonce les massacres. Républicaine et pro-gérondine, elle s' en  prend violemnent à  MARAT, BOURDON de l'OISE et ROBESPIERRE en particulier.        

                        Elle se propose pour défendre LOUIS XVI quand son procès commence, car, dit-elle, dépouillé de son titre de roi, elle estime qu'il cesse d'être coupable aux yeux de la République. Elle se désolidarise du Duc d' ORLEANS lorsque celui-ci vote la mort du Roi.

                        Le 26 mars 1793 , un « Comité de salut public » est instauré. La Convention déclare que les femmes n'ont pas le statut de citoyennes.

                        Elle propose un projet de vote dans trois urnes, une pour la monarchie, une pour un gouvernement fédéral, une pour un gouvernement républicain. Mais l'afficheur se dérobe. En cherchant un autre, elle est arrêtée le 20 juillet.

                        Le 2 novembre, elle comparaît devant le tribunal. Elle est exécutée le 3, quinze jours après MARIE-ANTOINETTE, cinq jours avant Madame ROLAND. Elle avait oublié, lut-on dans « Le Moniteur » les vertus qui conviennent à son sexe.

                        Elle proclamait : « La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle a le droit de monter à la tribune ».

                        Les hommes l'en ont punie.

 

                                                                                  14 mai 2015

                                                                                  Jacques CHARTIER

 

Conférence tenue le 8 janvier 2016 à 19h, salle Versepuy à Sorgues

Les travailleurs indochinois M.O.I.

Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, Conseil général de Vaucluse

Le Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, propriété du Conseil général de Vaucluse, s'est engagé, depuis 2011, dans un programme de recherche Indochine de Provence, le silence de la rizière, qui vise à produire de la connaissance historique sur un pan méconnu de l'histoire de notre département : les itinéraires d'exil des Indochinois en Vaucluse de 1939 à 1950.

En temps de guerre

Mairie de Sorgues

L'aventure des Etudes Sorguaises


Dès octobre 1987, à mon initiative, s’était constitué un comité pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française(1).Il était composé des membres suivants : Maryse Bouix, présidente et, par ordre alphabétique des patronymes,  Martine Aberlin, Patrick Aberlin, Vincent Borreda, Odette Bracci, Huguette Bywalec, Raymond Chabert, Émilienne Corréard, Pascal Dujardin, Jacqueline et Pierre Eynaud, Mireille Fraysse, Jacqueline Nertz, Yves Poquet, Yvette Ricca, Christiane Roche, Robert Silve. Lucien Mestre, alors animateur permanent de la Maison des Jeunes, planifiait les actions de chacun.

Parmi les participants, certains choisissaient de consulter les documents d’archives municipales et départementales, d’autres faisaient appel à la mémoire véhiculée. La conceptrice de ce livre fut Maryse Bouix, nous lui devons bien des recherches aux archives départementales, la mise en page et la rédaction de nombreux chapitres.

La majorité du groupe n’avait jamais imaginé écrire pour l’histoire et, sans les connaissances de cette universitaire et sa capacité à coordonner les écrits, le résultat obtenu n’aurait pas eu cette qualité de sérieux.

Nous avions obtenu de monsieur Marin, maire de Sorgues, l’assurance d’une aide à la publication. Malheureusement, aux élections municipales de 1989, l’équipe en place fut battue. Nous comprîmes rapidement que nous ne pouvions rien attendre des nouveaux élus, d’autant plus que la personne déléguée à la culture, après nous avoir retenu pendant plusieurs jours le manuscrit, nous adressa un pli précisant que l’on pouvait dégager simplement quelques informations à l’usage des écoles maternelles.

 

Nous avions un défi à relever : nous avons décidé de vendre la future brochure par souscription. Nous nous sommes transformés en voyageurs de commerce et nous sommes allés démarcher auprès nos concitoyens, madame Ricca visita chaque habitant de la rue des Remparts… La réussite dépassa nos espérances : nous avions vendu sept cents exemplaires, l’impression pouvait se réaliser !

 

Raymond Chabert

(1)Source : "Les Études Sorguaises" – première publication – "Sorgues au temps de la Révolution" – avant-propos – 1989